Médiathèque

2015

RECITAL - Jacques BERTIN & FLORIANE TERRIER - 25 avril 2015

200 spectateurs pour Floriane Terrier et Jacques Bertin

 

Le week-end proposé par Art Mor'zik a séduit le public. Vendredi soir, Jacques Bertin a tenu une conférence sur Félix Leclerc. Au-delà de l'homme qu'il a rencontré, Jacques Bertin, journaliste, écrivain et poète, a fait découvrir aux personnes présentes l'histoire du Canada. 

« Chante-auteur » 

Samedi soir, place au spectacle. En première partie, Floriane Terrier, accompagnée par Luc à la guitare, Yves-Marie à la basse et Sébastien à l'accordéon, a séduit le public avec sa jolie voix et de fraîcheur. Invité d'honneur, Jacques Bertin était seul avec sa guitare, « chante-auteur », une expression qu'il a retenue de ses amis canadiens. Les chansons, interprétées d'une voix chaude, étaient de sa composition, mais aussi quelques-unes empruntées au répertoire de Ferré, Bérimont, Cadou-Douai. Jacques Bertin aime partager ses chansons à texte en défendant la langue et la culture, elles privilégient l'expression poétique et sentiments personnels inspirés par l'amitié, l'enfance, le passé où chacun retrouve une tranche de sa vie pour le plus grand plaisir de ses fans.

LE TELEGRAMME 

30 avril 2015

  Je voudrais une fête étrange et très calme

                                         Jacques BERTIN 

   

Je voudrais une fête étrange et très calme
avec des musiciens silencieux et doux
ce serait par un soir d’automne un dimanche
un manège très lent, une fine musique
 
Des femmes nues assises sur la pierre blanche
Se baissent pour nouer les lacets des enfants
Des enfants en rubans et qui tirent des cerfs-volants blancs
Les femmes fredonnent un peu, leur tête penche
 
Je voudrais d’éternelles chutes de feuilles
L’amour en un sanglot un sourire léger
Comme on fait entre ses doigts glisser des herbes
Des femmes calmement éperdues allongées
 
Des serpentins qui voguent comme des prières
Une danse dans l’herbe et le ciel gris très bas
lentement. Et le blanc et le roux et le gris et le vert
Et des fils de la vierge pendent sur nos bras
 
Et mourir aux genoux d’une femme très douce
Des balançoires vont et viennent des appels
Doucement. Sur son ventre lourd poser ma tête
Et parler gravement des corps. Le jour s’en va
 
Des dentelles des tulles dans l’herbe une brise
Dans les haies des corsages pendent des nylons
Des cheveux balancent mollement on voit des nuques grises
Et les bras renvoient vaguement de lourds ballons

   *** 

 

 

 

 

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